Faster, Pussycat! Kill! Kill! est un film américain de Russ Meyer, sorti en 1965.
Trois femmes sauvages, dans trois somptueuses voitures, décident de former un gang et se livrent à des pillages meurtriers.
Elles kidnappent et droguent la petite amie d'une de leurs victimes et se cachent dans un ranch isolé appartenant à un vieil homme infirme qui vit avec ses deux fils.
Cet homme détient et cache une grosse somme d'argent.
Les trois femmes tentent de séduire les deux fils afin de découvrir où est le butin.
Ce film est désormais un classique des films de série B. Des réalisateurs comme Quentin Tarantino ou John Waters n'ont jamais caché leur admiration pour ce film.Ce dernier dira lui-même: "Faster Pussycat Kill Kill est le plus beau film jamais réalisé".
RUSS MEYER :
Russell Albion Meyer né le 21 mars 1922 à Oakland en Californie et mort le 18 septembre 2004 à Hollywood Hills en Californie fut un réalisateur américain.
Il naît le 21 mars 1922 à San Leandro, près d'Oakland, en Californie d'un père policier et d'une mère infirmière. Lydia, sa mère, d'origine allemande l'éleve seule. En 1936, à l'occasion de ses 14 ans, elle lui offre une caméra Univex 8 mm et commence très jeune à tourner des films amateurs, pour remporter ses premiers prix dès l'âge de 15 ans.
Mais la puberté et l'adolescence arrivent bientôt et avec elles leur lot d'émois, de frustration et de fantasmes. A l'époque, Russ Meyer, plutôt timide avec les filles et pas vraiment en avance sexuellement, lit assidûment les bandes-dessinées de Al Capp, les « Lil' Abner Stories » qui racontent les aventures d'un mâle, stupide et musclé et de sa sculpturale épouse, Daisy Mae. À la fin de son adolescence, Russ Meyer commence à fréquenter assidûment les shows « burlesques ». Ce sont ses premiers « émois personnels ». Spectacle gentiment érotique mêlant musique, danse, sketches et strip-tease, le « show burlesque » détourne avec humour le folklore de la pin-up.En 1942, il est incorporé dans une unité des actualités hebdomadaires filmées de l'US Army. Sa compagnie est bientôt placée sous le commandement du général Patton.
Russ Meyer accoste sur les côtes françaises à Omaha Beach en Normandie, le 6 juillet 1944 et filme le débarquement de la IIIe armée américaine. En août 1944, il va connaître sa première expérience sexuelle grâce à Ernest Hemingway qui l'emmène dans une maison close de Rambouillet où, à 22 ans, il se fait dépuceler. Affecté à la 2e division blindée du général Leclerc, il entre dans Paris le 25 août 1944. Certaines de ses prises de vue seront utilisées 25 ans plus tard dans le film Patton de Franklin J. Schaffner. Après la libération de la capitale française, il fonce vers l'Est avec l'armée de Patton, participe à la Bataille des Ardennes, pénètre en Allemagne en février 1945 où il photographie les camps de concentration avant d'atteindre la Tchécoslovaquie.
Démobilisé, Russ Meyer revient chez lui à Oakland le 14 décembre 1945. En 1946, il réussit à entrer dans une société de productions de films industriels. Parallèlement, Meyer approfondit ses connaissances du « show burlesque ». Il prend alors des photos d'une jeune femme, Eve, qui devient bientôt son modèle favori puis sa petite amie et enfin sa femme. En 1955, deux ans après la création du magazine Playboy, la Playmate du mois de juin est une certaine Eve Meyer photographiée par son mari.Après un court documentaire intitulé The French peep show, réalisé en 1950, il entame une carrière de cinéaste marginal et se distingue dès sa première ½uvre de fiction, The Immoral Mr. Teas (1959), film muet de 63 minutes en couleurs, sorte de « Les Vacances de monsieur Hulot perverti ». Russ Meyer vient d'inventer un genre nouveau, le « nudie ». Le film rapportera plus d'un million de dollars soit 40 fois son coût de production. Russ Meyer tourne dans les trois ans qui suivent 4 nudies.Grâce au million de dollars de recettes engendré par ce long métrage, il finance lui-même ses réalisations suivantes. Avec Le Désir dans les tripes (1965) et Faster, Pussycat! Kill! Kill!, il impose son propre style : l'exploration d'une sexualité rurale à travers des intrigues rudimentaires mais pimentées de violence et servies par des héroïnes à la poitrine démesurée.À la fin des années 1960, Russ Meyer se trouve à la croisée des chemins. D'un côté, les films pornographiques commencent à faire leur apparition dans certains sex-shops de San Francisco. De l'autre, la nudité est devenue habituelle dans les films classiques.
Refusant d'entrer dans le monde du X mais incapable d'engager des stars pour ses films à petit budget, Russ Meyer contre-attaque avec Vixen. C'est avec ce film qu'il va connaître ses plus grave démêlées avec la justice. Ce film va lui rapporter 15 millions de dollars US pour un budget de 72 000 $, mais va surtout lui ouvrir enfin les portes d'un grand studio d'Hollywood. Il met en scène pour la Fox La Vallée des plaisirs (1970), l'histoire d'un groupe de rockeuses (The Carrie Nations) prêtes à tout pour réussir à Hollywood, film qui connaît un beau succès puis The Seven minutes (1971), un drame interprété par John Carradine sur le procès d'un écrivain accusé de pornographie, mais ce film va être un véritable bide.Commence alors une traversée du désert qui va durer trois ans. Puis Russ Meyer renoue avec son univers de nymphomanes vengeresses à travers les « kitchissimes » Supervixens (1975), MegaVixens (1976) et Ultravixens (1979). Avec sa façon folle de délirer, le cinéma n'est qu'une mise à sac des clichés de la série B hollywoodienne, une sorte de soulagement.A la fin des années 1970, Russ Meyer travaille au script d'un film avec les Sex Pistols et Marianne Faithfull, Who Killed Bambi?, qui après huit versions de scénario, vois le tournage commencer en octobre 1977 en Angleterre, mais sera interrompu au bout de trois jours pour des raisons obscures.Dans les années 1980, il délaisse la caméra pour la plume, écrivant notamment son autobiographie (A clean breast). En 1999 il fait reparler de lui en portant plainte contre sa compagne, Debra Angela Masson, pour violence conjugale.
Il meurt chez lui, à Hollywood Hills, des suites d'une pneumonie et atteint de la maladie d'Alzheimer.Boulevard de la mort :
Boulevard de la mort (Death Proof), ou À l'épreuve de la mort (en version française du Québec) est un film américain réalisé par Quentin Tarantino faisant partie du diptyque Grindhouse, sorti le 6 juin 2007.Stuntman Mike, « Mike le cascadeur » (Kurt Russell), un psychopathe, sillonne les routes en tuant les femmes qu'il trouve sur son chemin.
Pour cela il a une méthode bien particulière : il se sert uniquement de sa voiture.
C'est à cause de la scission du Grindhouse initial que Quentin Tarantino a dû rallonger ce premier volet pour en faire un long métrage d'une durée orthodoxe (110 minutes) et que son film risque de surprendre par sa volubilité alors qu'on l'attend dans la catégorie thriller. En fait, il mériterait surtout l'appellation d'expérimental ou d'Art et Essai.
Passé à la direction de la photo, Tarantino semble s'essayer à divers genres et expressions visuelles. L'½uvre se divise en trois parties.
La première, avec sa photo surexposée, restitue l'apparence de la pellicule des vieilles bobines de films de série Z, avec rayures et grains de poussière, film tressautant et faux raccords. C'est une imitation de l'utilisation cheap du CinemaScope couleur faite dans de nombreux films mineurs des années 1970. On pense au cinéma horrifique et un tantinet laborieux d'un réalisateur pourtant inventif comme l'italien Dario Argento (Le Chat à neuf queues, 1971). En même temps, Tarantino recourt à la narration hitchcockienne qui consiste à s'attacher aux pas d'héroïnes qui vont finir trucidées avant le milieu du film (comme Janet Leigh dans Psychose).
Au milieu de l'½uvre, Tarantino fait comme une pause en passant au noir et blanc et aux plans statiques rappelant ceux des road movies période 1970-1980 de Wim Wenders et Jim Jarmusch. Le parking d'un drugstore routier est le point de rencontre de deux voitures : dans l'une, un nouveau quatuor d'héroïnes et, dans l'autre, toujours Stuntman Mike, l'obsédé balafré en quête de chocs meurtriers avec filles et bagnoles superbement carrossées.
Puis on revient à la couleur avec une très belle photo sous-exposée. Il ne va alors plus être question que de cinéma dans le cinéma avec, notamment, l'authentique cascadeuse Zoe Bell et ses vaillantes copines affrontant Stuntman Mike dans une mémorable partie de stock-cars sans trucage...
Devant cette recherche esthétique, on éprouvera nos plus grands frissons non pas grâce à la terreur escomptée, mais à quelques plans dignes de rester dans l'histoire du Septième art : zoom sur les doigts de pied aux ongles peints en rouge des demoiselles, visage noir et blanc du tueur léchant la plante des pieds de la belle alanguie dans son coupé... Ou bien encore, plan quasiment macro de l'½il glacial et inquiétant du prédateur guettant ses proies... Plan large et morosité de la pluie qui tombe dans une flaque d'eau près du bastringue où les époques se mélangent comme à la recherche du temps perdu avec son juke-box fluo, ses disques vinyles sixties, ses téléphones portables et iPods du 3e millénaire.
Mais femmes de toujours, toutes : enfant, voluptueuse, aguicheuse, boudeuse, rieuse, baroudeuse, yéyé, rock.On en vient à penser que la présence des actrices Jordan Ladd, petite-fille d'Alan Ladd et fille de Cheryl Ladd, Sydney Tamiia Poitier, fille de Sidney Poitier, Mary Elizabeth Winstead, cousine d'Ava Gardner, et à une BO reprenant des airs signés par une pléthore de musiciens symboliques étasuniens et européens des années 1950 à 70 (Leiber & Stoller, The Coasters, T-Rex, Morricone, Cipriani, Gainsbourg, Dave Dee, Dozy, Beaky, Mick & Tich) sont sans doute, pour Tarantino, autant de références aux mythes du cinéma qu'il affectionne.
Ce n'est pas le Boulevard de la mort, mais le Boulevard du cinéma...
point de vue de la critique :
Dans sa critique du 13 juin 2007, Lionel Vicari écrit : « La liberté rythmique avec laquelle Tarantino construit ses films s'avère de plus en plus brillante. [...] Boulevard de la mort va encore plus loin. Ce jubilatoire Mad Max tarantinesque prend son temps. Il n'y a qu'un semblant d'histoire, beaucoup de dialogues qui ne mènent nulle part et des personnages (beaucoup de personnages) plus jouissifs les uns que les autres – mention spéciale à Kurt Russell, rarement aussi bon et drôle. Et puis tout d'un coup, alors qu'on attend plus rien, qu'on est encore déroutés, alors qu'on pense s'être fait de fausses idées, ça démarre. Plans secs, dilatation, vitesse. Jeux multiples avec les codes, impulsivité de la caméra... On est bluffé et on en redemande. La fin nous donnera de quoi...
Une des autres qualités du cinéaste réside dans sa capacité à puiser, là aussi remarquablement, dans le « réservoir » infini d'images qu'est le cinéma. [...] Le grain de la péloche, la photo (signée Tarantino himself) équivalente à celle d'un petit budget, le travail sur le son... : tout confère à nous plonger dans l'univers merveilleux des 70's. [...] Au final, confirmant une nouvelle fois que Tarantino est l'un des meilleurs auteurs d'aujourd'hui, ce Boulevard de la mort est une bombe qui grise et qui enthousiasme même les plus blasés. »
Autour du film :
Lors de la scène de l'hôpital, après le premier accident causé par Stuntman Mike, les deux policiers dont on suit la conversation durant plusieurs minutes sont les mêmes que ceux présents à l'église où est découverte La Mariée dans Kill Bill vol. 1, 4e de Quentin Tarantino.
À noter que dans les deux films, la scène se passe au Texas, d'où la probable analogie de personnages.
L'un des deux policiers, Earl McGraw, interprété par Michael Parks, est un personnage récurrent des films de Tarantino puisqu'outre sa présence dans Kill Bill vol. 1, il est aussi présent dans Une nuit en enfer et Planète Terreur de Robert Rodriguez. Quant à l'autre policier, incarné par le fils de Michael Parks, James, il apparaît également dans Une nuit en enfer 2 : Le Prix du sang de Scott Spiegel en 1999. Devant le drugstore, on remarque que la voiture porte un autocollant « Lil' Pussy Wagon », dont le texte et les couleurs font référence au « Pussy Wagon » qu'utilise Uma Thurman dans Kill Bill vol. 1.
Toujours dans le drugstore, la sonnerie du portable de Rosario Dawson est l'introduction de Twisted Nerve que siffle Daryl Hannah à l'hôpital dans Kill Bill.
Rosario Dawson–Abernathy demande un paquet de « Red Apples » (« La marque » de cigarettes créée par Quentin Tarantino et présente dans chacun de ses films).
La voiture de Kim, Lee et Abernathy est aux couleurs de « La Mariée » (Uma Thurman) dans Kill Bill (jaune à bandes noires).
Il est également fait mention de « Big Kahuna Burger » (le fast-food évoqué dans Pulp Fiction).
À plusieurs reprises dans le film, Jungle Julia envoie et reçoit des messages avec son portable. On entend à chaque fois une musique de piano. C'est le thème principal de Blow out de Brian De Palma (1981), l'un des films favoris de Quentin Tarantino...
Au début du film, dans le bar, à côté de Tarantino qui joue le gérant derrière son comptoir, on peut voir une affiche de Johnny Cash avec écrit « Cash Only ». Plus tard, dans le drugstore, toujours sur le comptoir, on peut voir la statuette d'un homme habillé en noir, obligatoirement Cash encore.
Dans le bar, lors de la sélection de la musique dans le jukebox pour le show, on voit brièvement le titre Misirlou, le thème principal de Pulp Fiction.
Jonathan Loughran, qui joue le rôle de Jasper, joue aussi un rôle similaire dans Kill Bill vol. 1 puisque qu'il paie 75 $ pour pouvoir coucher avec La Mariée dans le coma.
Plusieurs acteurs du film jouent également un rôle dans l'autre segment du projet Grindhouse, Planète Terreur : Rose McGowan, Nicky Katt, Quentin Tarantino puis enfin Marley Shelton et Michael Parks (qui tiennent deux fois les mêmes rôles).
Planète Terreur
Planète Terreur (Planet Terror) est un film d'horreur américain réalisé par Robert Rodriguez faisant partie du double programme ou diptyque Grindhouse, sorti le 6 juin 2007.
Dans une petite ville, William et Dakota Block, un couple de médecins, constatent que leurs patients sont soudain frappés par la gangrène et affectés par un regard vide et inquiétant...
De son côté, Cherry, go-go danseuse, s'est fait arracher la jambe lors d'une attaque. Wray, son ex-petit copain, veille sur elle. Mais Cherry a beau être au plus mal, elle n'a pas dit son dernier mot.
Tandis que les malades se multiplient et deviennent des agresseurs enragés, Cherry et Wray prennent la tête d'une armée afin d'empêcher l'épidémie de se propager. Si des millions d'individus sont contaminés et beaucoup succombent, une poignée d'entre eux se battront jusqu'au bout pour se réfugier dans un lieu sûr...
Commentaires
Plusieurs des acteurs de Planète terreur ont déjà joué dans l'épisode réalisée par Quentin Tarantino, Boulevard de la mort. C'est le cas de Rose McGowan, Marley Shelton et Tarantino lui-même, qui incarne ici un personnage de violeur.
Robert Rodriguez ne qualifie pas ses monstres de zombies, mais d' « infectés ».
Le personnage de Cherry, interprété par Rose McGowan, est flanqué d'une mitraillette en guise de jambe de bois, avec laquelle elle peut canarder les zombies. Cette image (qui est aussi l'affiche du film) est devenue culte auprès des fans de Robert Rodriguez, qui l'ont découverte lors du Comic-Con en juin 2006. Robert Rodriguez a offert de petits rôles à certains membres de sa famille : on pourra donc apprécier Rebel Rodriguez, son fils, dans la peau de Tony, ainsi que Elise et Electra Avellan, ses deux nièces, incarnant les Babysitter Twins.
On retrouve également Felix Sabates, le médecin de Rodriguez qui joue son propre rôle.
La musique du film devait à l'origine être composée par le réalisateur John Carpenter, qui a écrit la musique de plusieurs de ses propres films (Halloween, la nuit des masques, New York 1997, Ghosts of Mars, ...) Grindhouse (films)
Grindhouse est un diptyque de films thriller-épouvante imitant le style des films d'exploitation. Les deux épisodes, Boulevard de la mort (Death Proof) réalisé par Quentin Tarantino et Planète terreur (Planet Terror) réalisé par Robert Rodriguez, devaient à l'origine être séparés par de fausses bandes annonces. Cependant, dans les pays non-anglophones, les deux parties sortiront séparément. Une décision prise par les frères Weinstein, les producteurs.
Les deux films sont liés l'un à l'autre par une série de fausses bandes annonces pour des films appartenant aussi au genre film d'exploitation.
Machete
Réalisé par Robert Rodriguez.
Avec:
Danny Trejo : Machete
Cheech Marin : Père Benicio Del Toro
Jeff Fahey : l'homme bien habillé
Un personnage déjà rencontré dans les films de Rodriguez, Spy Kids par exemple
Werewolf Women of the SS
Réalisé par Rob Zombie.
Avec:
Nicolas Cage : le docteur Fu Manchu
Udo Kier : le commandant Franz Hess
Sybil Danning : Gretchen Krupp
Tom Towles : le lieutenant Boorman
Bill Moseley : le docteur Heinrich von Strasser
Andrew Martin : un boxeur nazi
Vladimir Kozlov : un boxeur nazi
Don't
Réalisé par Edgar Wright.
Avec:
Jason Isaacs : l'homme barbu
Kurt Russell : L'homme devant la grille avec des lunettes
Matthew Macfadyen : la victime à la hachette
Katie Melua : la brune avec la victime à la hachette
Nick Frost : L'homme enchainé dans la cave, qui applaudit
Thanksgiving
Réalisé par Eli Roth.
Avec:
Jeff Rendell : un pèlerin
Liliya Malkina : la grand-mère
Kevin Wasner : un pèlerin
Hobo With a Shotgun
Réalisé par Jason Eisener, John Davies et Rob Cotterill, les gagnants d'un concours de bandes-annonces.
Avec:
David Brunt : le vagabond
Mike Jackson : le proxénète
Les réalisateurs sont en pourparlers pour en faire un long-métrage.