la chaine de Ponzi : une vieille arnaque

Madoff a utilisé un montage financier connu, une arnaque très connue, ce qui pose des questions sur le sérieux et le professionnalisme des organismes financiers à qui les petits épargnants confient leur argent ...

On peut facilement penser qu'en ce concerne les banques se sont les arroseurs arrosés ou plutôt les voleurs volés, mais le problème c'est que ce sont les épargnants qui trinquent ...

Une chaîne de Ponzi, dynamique de Ponzi, ou jeu de Ponzi, est un système de vente pyramidale, une forme d'escroquerie par cavalerie, fonctionnant par effet boule de neige, consistant en la promesse de profits très intéressants, financés par l'afflux de capitaux investis progressivement, jusqu'à l'explosion de la bulle spéculative ainsi créée.
Ce système tient son nom de Charles Ponzi qui est devenu célèbre après avoir mis en place une opération immobilière frauduleuse en Californie fondée sur ce principe
.

Charles Ponzi utilisa ce système en 1920 à Boston, ce qui fit de lui, personne anonyme, un millionnaire en six mois. Les profits étaient censés provenir d'une spéculation sur les International postal reply coupons (Coupons-réponse internationaux), avec un rendement de 50 % en 90 jours.
Environ 40 000 personnes investirent 15 millions de dollars, dont seulement un tiers leur fut redistribué.

L'Union Postale Universelle (UPU) qui regroupe les administrations postales du monde depuis 1878, avait répondu à la demande de l'émission d'un timbre-poste universel par la création des Coupons-réponse internationaux le 1er octobre 1907. Un particulier achetait dans son pays un Coupon-réponse international au prix de 0,28 Franc (ou son équivalent) et l'envoyait à son correspondant, partout dans le monde. Ce destinataire se rendait dans un quelconque bureau de poste où, contre la remise de ce coupon, il recevait un ou plusieurs timbres-poste de son pays, d'une valeur correspondant à l'affranchissement d'une lettre en service international (0,25 Franc ou son équivalent). La différence de 0,03 Franc servait à couvrir les frais de compensation entre les administrations postales, l'une ayant reçu la totalité de l'argent du coupon, l'autre ayant vendu un timbre-poste sans perception d'argent. Comme il y avait à cette époque une bonne stabilité de la parité de change des monnaies, le système pouvait fonctionner sans problèmes.

La sortie de la Première Guerre mondiale et ses conséquences financières dans l'économie mondiale ont totalement ébranlé le système de par les dévaluations fréquentes constatées et l'augmentation des tarifs postaux qui s'ensuivirent. Des administrations postales devenaient déficitaires dans ces échanges et durent prendre des mesures restrictives à l'utilisation de ce service.


EXEMPLE

Imaginons que quelqu'un propose un investissement à 100 % d'intérêts : vous lui donnez 10 euros, il vous en rend 20 en utilisant l'argent déposé par les clients suivants (il lui suffit d'ailleurs de proposer un rendement double des rendements connus du marché pour s'attirer de la clientèle et pour durer). Le système est viable tant que la clientèle afflue, attirée en masse par les promesses financières (et d'autant plus tentantes que les premiers investisseurs sont satisfaits et font une formidable publicité au placement). Les premiers clients, trop heureux de ce formidable placement, reviennent dans la chaîne eux aussi, s'ajoutant à tous ceux auxquels ils ont prêché.

Le phénomène fait alors boule de neige, entretenu tant que l'argent rentre et permet de payer à 100 % les nouveaux investisseurs. L'organisateur prend une commission, bien compréhensible lorsque l'on voit les promesses qu'il fait, et qu'il tient. La chaîne peut durer tant que les clients arrivent par 2, 4, 8, 16, 32, etc. Lorsque la chaîne se coupe, la bulle éclate : tous les derniers investisseurs sont spoliés.
Sont gagnants ceux qui ont quitté le navire à temps et, surtout, l'organisateur qui est très rarement un banquier.



Chaines de Ponzi célèbres

En 1997, l'Albanie a connu l'effondrement de « banques pyramidales » qui ont provoqué des émeutes causant des milliers de morts.

En novembre 2008, 500 000 Colombiens ont été victimes de la société d'investissement Proyecciones DRFE Dinero rapido, facil y en efectivo (argent facile, rapide et en liquide) qui reposaient sur un système de Ponzi.

L'homme d'affaires américain Bernard Madoff, qui n'est pas banquier mais président-fondateur d'une société d'investissements et très actif dans le NASD et NASDAQ, a créé un schéma de Ponzi qui a fonctionné pendant 48 ans, de 1960 à la crise financière de 2008.
C'était un gérant de hedge fund qui promettait des retours sur investissements relativement élevés, de l'ordre de 8 à 12% par an.
Mais ce qui sortait le plus de l'ordinaire avec les performances qu'affichaient ses fonds était l'absence de retours négatifs sur de très longues périodes et une volatilité (l'équivalent du risque de l'investissement) très faible.
Autre indice alarmant, à la clôture de chaque exercice, Madoff déclarait être liquide, c'est-à-dire détenir tous ses avoirs en liquidités, et ainsi ne publia jamais de relevés indiquant la quelconque possession de titres financiers.
Enfin, les titres sur lesquels il disait investir, notamment des options sur indices, n'étaient pas assez liquides pour "absorber" les volumes qu'un fonds de la taille de celui de Madoff aurait engendré.
L'utilisation de modèles mathématiques financiers, des clients réputés, des postes élevés dans l'administration, l'assuraient d'un prestige important.
Lorsque de nombreux clients ont souhaité retirer leurs avoirs de sa société d'investissement lors de la crise financière de 2008, ils se rendirent compte que les caisses étaient vides et qu'ils avaient perdu tout leur argent. Avant son arrestation, Bernard Madoff gérait officiellement 17 milliards USD.


Même dans la litterature :

L'intrigue de départ du roman policier L'Odore della notte (2001 ; trad. fr. L'Odeur de la nuit, 2003) du romancier italien Andrea Camilleri repose sur une escroquerie type « chaîne de Ponzi » montée par le comptable Gargano et dont sont victimes des habitants de Vigata où exerce le commissaire Salvo Montalbano

CONCLUSION

Cette arnaque est tellement connue qu'elle fut très à la mode dans les années 90, où mon père avait même été contacté par une amie pour entrer dans ce système (en cotisant et en trouvant de nouveaux adhérents) mais il avait des doutes sur le bon fonctionnement et l'honnêteté du système donc avait décliné l'offre ...
Des reportages à la télé ont été diffusé sur toutes les chaînes sur ce type d'arnaque !!!

J'ajoute que mon père a toute sa vie fait les marchés, a arrêté l'école à 13 ans, n'a jamais lu un livre car il sait très mal lire ...

Alors que penser des ces grands banquiers qui maîtrisent soit-disan le sujet ???????????????????
la chaine de Ponzi : une vieille arnaque
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# Posté le mercredi 04 février 2009 06:42

MADOFF :

MADOFF :
Bernard L. Madoff, né le 29 avril 1938 à New York,c' est un homme d'affaires américain et le président-fondateur d'une des principales sociétés d'investissement de Wall Street : Bernard L. Madoff Investment Securities LLC. Le 12 décembre 2008, Madoff est arrêté et mis en examen par le FBI pour avoir réalisé un montage financier frauduleux, une chaîne de Ponzi, qui pourrait avoir entraîné la perte de 50 milliards USD.
BNP Paribas et le groupe espagnol Banco Santander figureraient parmi les victimes.

Si ce déficit cumulé était confirmé, ce serait la perte la plus élevée à ce jour qui ait été causée par les fraudes ou les erreurs d'appréciation d'un opérateur de marché, un employé ou un patron d'établissement financier.

Entrepreneur autodidacte qui avait abandonné ses études en droit et commencé sa vie professionnelle comme maître-nageur sur les plages de Long Island, Madoff créa en 1960, à 22 ans, sa propre société d'investissements avec 5 000 USD.

Bernard L. Madoff Investment Securities LLC devint l'une des principales sociétés d'investissements à Wall Street. Madoff fut très actif à la National Association of Securities Dealers (NASD), une organisation d'auto-régulation de la bourse. Sa société fut l'une des cinq sociétés les plus actives dans le développement du Nasdaq et Madoff fut pour un temps le président du conseil des directeurs.
Il apparut comme un innovateur dans la bourse électronique.


En décembre 2008, il est arrêté par le FBI et mis en examen pour fraude.
Il se serait servi de sa notoriété pour monter un fonds d'investissement spéculatif géré de manière très discrète par une société parallèle qu'il avait créée.
Ce fonds ne gérait des placements que pour 11 à 25 clients selon la SEC, pour un montant de 17 milliards USD.
Ces clients étaient des banques, des fonds et de grosses fortunes personnelles auquelles il en était arrivé à offrir un taux de profit de 17% (dix-sept pour cent) par an.
Parmi ces investisseurs, on trouve plusieurs banques françaises qui manquaient de liquidités comme Natixis et Société générale (qui venaient d'être recapitalisées par la Caisse des dépôts et consignations), le Crédit agricole, BNP, mais aussi, pour 2,3 milliards d'euros, d'autres banques comme la Santander et pour 1 milliard USD la banque HSBC.

Le fonds aurait accumulé d'énormes pertes et Madoff aurait alors monté un système de cavalerie ou vente pyramidale où il payait les intérêts des premiers investisseurs avec le capital apporté par les derniers entrés.
Suite à la chute des marchés financiers fin 2008, certains clients ont souhaité retirer leurs fonds, faisant alors s'écrouler le système.
La SEC craint que l'ensemble des actifs du fonds ne soient fictifs et que la fraude n'avoisine les 50 milliards USD, ce qui en ferait la plus grande fraude réalisée par un seul homme.


Bernard Madoff a été remis en liberté sous caution pour 10 millions USD et risque 20 ans de prison et 5 millions USD d'amende.
Selon un agent du FBI, Madoff aurait reconnu les faits et s'attendait à son arrestation.
Il aurait également indiqué à ses collaborateurs la semaine précédente qu' « il était fini ».

Un juge fédéral américain, Louis L. Stanton, a nommé Lee S. Richards administrateur judiciaire de Bernard L. Madoff Investment Securities LLC.
La société sera liquidée, et les investisseurs devraient être très peu remboursés.

Madoff possède plusieurs propriétés à New York, Roslyn, Montauk et un appartement à Manhattan estimé à plus de 5 millions de dollars américains. Il possède notamment des maisons à Palm Beach, en Floride et en France, il est membre du Palm Beach Country Club et possède un bateau de 55 pieds nommé Bull.

Les victimes

L'escroquerie Madoff pourrait avoir fait jusqu'à trois millions de victimes directes ou indirectes dans le monde, a estimé mardi un cabinet d'avocats espagnol, prédisant une bataille judiciaire planétaire pour tenter de récupérer les fonds.

"Selon nos calculs, au moins trois millions de personnes ont été affectées par l'affaire Madoff, trois millions de particuliers qui peuvent être directement ou indirectement affectés", a déclaré lors d'une conférence de presse à Madrid Javier Cremades, du cabinet Cremades&Calvo Sotelo.

L'avocat a souligné que cette estimation provenait du recoupement de données recueillies par 30 cabinets d'avocats défendant dans 25 pays les victimes de cette escroquerie pyramidale généralement estimée à 50 milliards de dollars, mais dont le montant pourrait selon lui s'avérer "encore beaucoup plus élevé".

Ces cabinets d'avocats représentent au total 2.900 particuliers ou institutions ayant investi dans des produits du financier américain Bernard Madoff, à travers certaines de plus grandes banques au monde.

Selon Javier Cremades, ils calculent que la fraude Madoff va déboucher sur un total d'environ 15.000 plaintes qui feront travailler jusqu'à 300 cabinets d'avocats et 45.000 avocats dans le monde.


L'avocat espagnol, dont le cabinet a porté plainte aux Etats-Unis au nom de clients espagnols ou sud-américains, estime que sur les trois millions victimes estimées, "environ 30% ignorent qu'elles ont été lésées par l'affaire Madoff".

Beaucoup ne s'en sont pas encore aperçus parce que leurs placements via des banques ou fonds d'investissements ne sont exposés que de façon marginale.

En Amérique latine, il y a "plus de 1.500" personnes affectées, qui en réalité "pourraient être au moins le triple", soit 4.500, notamment en Argentine, au Chili, au Brésil, en Uruguay, au Pérou, en Colombie, en Bolivie, au Mexique et aux Bahamas, a estimé Javier Cremades.

Les autres victimes résident principalement aux Etats-Unis, en Allemagne, Autriche, Espagne, Irlande, Italie, Luxembourg, Royaume-Uni, Suisse, France, Israël, Taiwan et Afrique du sud, a-t-il ajouté.

Cremades&Calvo Sotelo avait annoncé la semaine dernière avoir, avec un autre cabinet d'avocats espagnol, déposé une plainte en nom collectif (class action) aux Etats-Unis contre la banque espagnole Santander et son fonds Optimal.

Javier Cremades avait déclaré à l'AFP vouloir organiser "une réponse globale", coordonnée par plusieurs cabinets dans le monde, parce que "les gens veulent récupérer leur argent".

Les clients espagnols et sud-américains du fonds Optimal de Santander ont été exposés à hauteur de la somme record de 2,33 milliards d'euros, alors que le géant bancaire espagnol n'est lui-même exposée qu'à hauteur de 17 millions d'euros.

Quelques heures seulement après l'annonce de la plainte, Santander avait proposé à ses clients particuliers le remboursement intégral de leur mise, sous forme de titres d'une rentabilité de 2% sur 10 ans, pour un total de 1,38 milliard d'euros, devenant la première banque à prendre un tel engagement.

L'offre de Santander "va dans la bonne direction", a jugé Javier Cremades, soulignant que son cabinet laissait ses clients décider de l'accepter ou non et que la majorité des victimes argentines "vont la rejeter".

Je pense qu'on a pas fini d'entendre parlé de cette affaire MADOFF!!!!
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# Posté le mercredi 04 février 2009 05:50

Crise financière : j'avais parlé de plusieurs scandales financiers mais là on nous rabâche avec la crise ...

Crise financière : j'avais parlé de plusieurs scandales financiers mais là on nous rabâche avec la crise ...
alors que certains continuent à s'en mettre pleins les fouilles ...
alors que les licenciements se multiplient ...
alors que le pouvoir d'achat diminue ...
alors que les pauvres s'appauvrissent (et les riches s'enrissent -je sais c'est une chanson -) ...


Topo sur la crise financière à venir ...
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# Posté le mercredi 04 février 2009 05:26

J'ai eu la chance de les voir le jeudi 22 janvier alors qu'ils organisaient 3 soirées Tricatel au Lieu Unique

Par hasard, j'ai appris que Bertrand Burgalat et April March jouaient au Lieu Unique à Nantes, à coté de chez moi, soir même ...

Et comble du bonheur j'ai obtenu une dédicace de chacun d'eux !!!!

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# Posté le mardi 03 février 2009 16:34

un complice d'April March : Bertrand Burgalat, l'Homme de TRICATEL

un complice d'April March : Bertrand Burgalat, l'Homme de TRICATEL
Bertrand Burgalat est un producteur, un musicien et un compositeur français né à Bastia en 1963. il est connu pour divers projets éclectiques :

production et arrangements pour des artistes et groupes tels que Alain Chamfort, Pizzicato Five, Dominique Dalcan, Jad Wio, Einstürzende Neubauten, Ollano, Laibach, Katerine, Valérie Lemercier, Mick Harvey, April March, Supergrass, Michel Houellebecq, Christophe Willem, Alizée, Les Shades,depeche mode ...participation au projet Gruesome Twosome (avec Samy Birnbach, ex-Minimal Compact, alias Solomon Pearbrook alias DJ Morpheus) et A.S. Dragon ;

fondateur du label Tricatel dont le nom est tiré du film de Claude Zidi L'Aile ou la Cuisse et dont la première sortie fut l'album de Valérie Lemercier ;

organisateur des soirées Tricatel, dans un bowling de l'avenue Foch, puis à Mains d'Oeuvres ;

bandes originales de Les Nuits fauves de Cyril Collard, Quadrille, et Palais Royal ! ;

nombreux remixes : Easy Tiger de Depeche Mode, Soul II Soul, ou Sexy boy de Air ;

trois albums sous son propre nom : The Sssound of Mmmusic, Portrait Robot et Chéri B.B. (qui comporte un titre chanté par Robert Wyatt), ainsi qu'un album avec A.S. Dragon : Bertrand Burgalat meets A.S. Dragon.
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# Posté le mardi 03 février 2009 16:29